Arts de la table,  Petites réceptions

L’art de guider la conversation

Quelle maîtresse de maison n’a jamais été embêtée face à une conversation qui tourne au vinaigre entre deux invités, et qui risque de gâcher toute la soirée? Comment faire pour désamorcer une telle situation, comment s’assurer que tout le monde passe un agréable moment, bref, comment guider la conversation à table? Je ne connais hélas pas de recette magique, mais quelques astuces qui pourront j’espère vous aider!

La conversation à table

AVANT TOUT…

Tout d’abord, cela paraît évident, mais lorsque l’on décide d’organiser un dîner, on choisit méticuleusement nos invités. On essaye de trouver des convives avec des centres d’intérêts communs (d’un point de vue familial, professionnel ou autres), et plutôt sociables, surtout s’ils ne se connaissent pas encore.

 

BONJOUR BONJOUR!

Mais cela ne suffit pas. C’est ensuite à nous – maîtresse de maison exemplaire (!) – de présenter les invités lorsqu’ils arrivent, et de les intégrer à la conversation.

 

A TABLE!!!

Une fois à table, c’est encore à nous qu’il revient d’animer le dîner en s’assurant que tout le monde prend plaisir à converser (d’où l’importance non négligeable du plan de table!).

Mais attention! Certains sujets sont épineux, et vivement déconseillés…

– l’argent (le manque d’argent, le trop plein, les déboires…. bref, on r isque de mettre mal à l’aise nos  hôtes);

– la politique (surtout si vous avez  des amis qui ne partagent pas du tout les mêmes opinions!);

– les généralités (on ne met pas toute une profession, une religion, une catégorie sociale, ou une nationalité dans le même panier, surtout si vous comptez critiquer de façon négative une de ces généralités,  vous prendriez de gros risques, car, à moins de connaître de façon très intime vos invités, vous ne savez pas les professions ou les origines  de leurs frères, soeurs, tantes…).

 

NON NON NON!

– On ne monopolise pas l’attention avec ses problèmes toute la soirée, on ne se fâche pas violemment avec un invité en public, on ne refuse pas d’écouter le point de vue d’un de nos convives.

– L’interrogatoire:  on s’intéresse à nos invités, mais on ne bombarde pas de question un seul convive, encore moins devant les autres!

– On ne se vante pas: personne n’est parfait, il est bon parfois de reconnaitre ses petites faiblesses, surtout pour rassurer un de nos invités (« Moi aussi ça m’arrive tout le temps! »), après tout, une maîtresse de maison (presque parfaite!) reste un être humain!

– On ne coupe pas la parole: on peut passer d’une conversation à une autre mais on ne s’immisce pas dans la discussion en coupant la parole de celui qui converse (mais si on est la maîtresse de maison!). On fait donc preuve de patience, on les écoute et on attend que les personnes se tournent vers nous pour nous inclure dans la conversation.

 

Et si jamais le pire du pire arrive (le ton monte, on ne maîtrise plus rien), on dédramatise… (et on range discrètement et en vitesse les jolis verres en cristal, juste au cas où….) cela fera des souvenirs!

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